La Commission nationale du commerce équitable (CNCE) soulève maintes questions. En effet, depuis août 2005, une loi devait être mise en place de façon à ce qu’un label de l’État apparaisse afin d’apporter une validation publique aux démarches de commerce équitable qui se multiplient ces dernières années.
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L’équitable à toutes les sauces
L’État souhaite que ce processus soit une sorte d’harmonisation des différentes démarches de commerce équitable. Ainsi, il n’y aura pas qu’un label unique, mais plusieurs, correspondant aux différents mouvements. En clair, « les initiatives restent privées, mais les pouvoirs s’engagent à faire le tri ». Et ce tri semble nécessaire, selon l’État, puisque l’absence de réglementation engendre une utilisation presque abusive du concept d’équitable ou d’étique. Julie Stoll, coordinatrice pour le CNCE affirme d’ailleurs qu’ « on voit des labels de développement durable qui se créent en surfant sur la mode équitable et qui sont assez ambigus sur leur communication ».
Une initiative française de bon augure
Dans un premier temps, la Commission nationale du commerce équitable devrait approuver Artisans du monde, Ecocert (ESR) et Flo-Cert (Max Havelaar). Ce moyen de reconnaissance publique est censé être dédié à la communication institutionnelle, et donc n’être que discrètement porté à la connaissance des consommateurs. De nos jours, la population semble être de plus en plus sensible à l’écologie et au commerce équitable. C’est pourquoi le député Christian Jacob souhaite étendre cette initiative à l’échelle européenne.
Mots-clefs : commerce équitable



