L’essor d’Internet a rapidement fait naître des projets de soutien scolaire dans les écoles africaines chez de nombreuses ONG et organismes humanitaires. En dotant les écoles de villages africains d’ordinateurs et d’Internet, les élèves auraient accès à un panel énorme d’informations, compensant les inégalités mondiales en matière de qualité de formation scolaire et d’éducation. Toutefois, force est de constater que l’emploi que font les élèves et les professeurs du matériel informatique n’est pas celui tant attendu. Les items les plus recherchés concernent les stars à la mode, l’écoute de musique ou les sites pornographiques.
Le soutien scolaire via l’informatique dans les écoles africaines nécessite des formations aux TIC
Si l’accès à Internet est en nette progression dans les écoles africaines , il ne pourra pas servir de soutien scolaire tant que les professeurs et les élèves n’auront pas reçu de véritable formation aux NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de la communication). Durant la table ronde ministérielle africaine sur les TIC à Nairobi (Kenya) en 2007, il avait d’ailleurs été décidé que des centaines de milliers d’enseignants devraient être formés aux NTIC. Autrement, l’approvisionnement des écoles africaines en ordinateurs ne servirait pas sa cause première : permettre une intégration plus rapide du continent noir.
L’idée de soutien scolaire par les NTIC est loin de ravir les professeurs des écoles africaines !
Cette volonté d’améliorer l’éducation dans les écoles africaines via les NTIC risque toutefois de rencontrer la réticence de nombreux professeurs, notamment dans les zones rurales du pays. En effet, de nombreux enseignants aux revenus modestes revendent leurs cours sous forme de polycopiés à leurs élèves pour arrondir leurs maigres salaires . Pour eux, le développement des NTIC est signe de concurrence. On touche là aux limites de cette forme de soutien scolaire via Internet : l’existence d’une Afrique à deux vitesses, l’une virtuelle, l’autre réelle.
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